Casoual Games · Clan

Les jeux de familles de mots, expliqués par des suricates

Seize mots, quatre familles, et un seul objectif : remettre chacun avec les siens. Clan reprend ce principe et y ajoute des familles qui se rangent dans d'autres familles. Les suricates, eux, n'ont rien ajouté du tout, mais ils sont mignons.

AgrumesCitronOrangeMandarineLime
↓
FruitsAgrumesPommePoireBanane

Le repli, au niveau 3 : les quatre agrumes réunis deviennent une seule tuile « Agrumes », qui va rejoindre les fruits.

Mis à jour en octobre 2026 · 9 min de lecture

En résumé. Un jeu de familles de mots se joue avec seize mots mélangés, qui forment quatre familles de quatre. Il faut retrouver ces familles : des fruits, des outils, des mots qui cachent un animal, des expressions qui finissent pareil. La difficulté vient des mots qui semblent aller dans deux familles à la fois. Dans Clan, on range les mots sur des lignes en les échangeant, une ligne se ferme dès qu'elle réunit une famille, et certaines familles se replient en une seule tuile qui entre dans une famille plus grande.

La règle tient en trois lignes

Le plateau aligne des mots par rangées de quatre. Chaque mot appartient à une seule famille, et chaque famille compte quatre mots. Tu échanges les mots deux à deux jusqu'à ce que chaque ligne réunisse une famille.

Dès qu'une ligne contient quatre mots de la même famille, elle se ferme toute seule : elle prend sa couleur, son nom s'affiche par-dessus, et plus personne n'y touche. Quand toutes les familles sont réunies, le niveau est fini. Le clan de suricates débarque pour fêter ça, ce qui est à peu près la seule chose qu'un suricate sache faire en groupe.

Il n'y a ni chrono, ni nombre d'erreurs à ne pas dépasser. Tu peux échanger cent fois deux mots pour voir. Personne ne compte, enfin si, le compteur en haut compte, mais il ne te retire rien. Il est là pour ta fierté.

Le repli : une famille dans la famille

C'est ce qui distingue Clan des autres jeux du genre. Certaines familles sont emboîtées. Réunis Citron, Orange, Mandarine et Lime : la ligne ne reste pas fermée, elle se replie en une seule tuile qui porte le nom « Agrumes ». Trois mots neufs arrivent à côté. Et cette tuile « Agrumes » est désormais un mot comme les autres, qui doit rejoindre sa propre famille : les fruits, avec Pomme, Poire et Banane.

Le premier repli arrive au niveau 3, puis ils reviennent presque à chaque niveau. Les plus gros niveaux comptent quatorze familles sur sept lignes, dont sept qui se replient. Certains emboîtent même deux étages : les rapaces deviennent une tuile qui rejoint les oiseaux, et les oiseaux une tuile qui rejoint les animaux. C'est la poupée russe de la classification.

Le plateau ne grandit jamais : un repli libère trois cases, et trois mots les reprennent. C'est pour ça qu'un niveau peut compter deux fois plus de familles que de lignes.

Les familles à règle cachée

À partir du niveau 10, un niveau peut contenir une famille dont le lien n'est pas le sens des mots. Jamais deux dans le même niveau, on n'est pas des monstres. En français, ce sont par exemple :

Le piège est volontaire. « Cheval » a toute sa place parmi les animaux de la ferme, et c'est exactement ce que la famille « … de mer » espère que tu vas penser.

Par où commencer

  1. Les mots qui n'ont qu'une maison d'abord. « Tournevis » ne peut être qu'un outil. Un mot aussi précis donne la famille, et souvent l'étiquette, avant même que tu aies cherché.
  2. Bâtis sur une ligne déjà commencée. Repère la ligne où une famille a déjà deux ou trois mots, et va chercher les autres. Une ligne presque pleine est une ligne qui va se fermer et te libérer de la place mentale.
  3. Les petites familles se replient. Si une famille a l'air de manquer d'un membre, c'est souvent qu'il est encore plié : son quatrième mot sera la tuile née d'une autre famille. Range d'abord la petite.
  4. Lis deux fois les mots trop faciles. Un mot qui pourrait aller dans deux familles est soit un leurre, soit le membre d'une famille à règle cachée. Garde-le pour la fin.
  5. Laisse la dernière famille tranquille. Quand toutes les autres sont rangées, les quatre derniers mots se ferment tout seuls. Pas la peine de les déplacer.

L'erreur qui fait tourner en rond : s'acharner sur une famille dont un membre n'est pas encore sur le plateau. Tu cherches le quatrième fruit partout, il n'y est pas : il attend sous la forme de quatre agrumes qui ne se sont pas encore réunis. Si une famille refuse de se compléter, cherche quelle autre famille pourrait accoucher de son dernier membre.

Ne demande pas « où va ce mot ? ». Demande « qui d'autre peut aller avec lui ? ». La première question a dix réponses plausibles, la seconde en a souvent une.

Pourquoi un niveau ne bloque jamais

Les cent niveaux de chaque langue sont composés par un programme à partir d'une banque de trois cents familles environ, puis vérifiés un par un avant d'être envoyés. Trois garanties en sortent. Aucun mot n'est candidat dans deux familles du même niveau : si deux familles peuvent revendiquer « Orange », il est écarté des deux. Aucun mot n'est le nom d'une famille qui se replie, pour qu'on ne confonde jamais le mot « Fruits » avec la tuile « Fruits ». Et toutes les façons de résoudre le niveau sont explorées, dans tous les ordres de replis possibles : aucune ne mène à un plateau coincé.

Ce que le programme ne peut pas garantir, c'est ta mauvaise foi. Un mot peut toujours sembler aller ailleurs. Mais dans le niveau, il n'a qu'une seule famille, et c'est elle qui fermera la ligne.

D'où vient ce type de jeux

Ranger des mots par familles est bien plus vieux que tous les écrans : cahiers de vacances, quiz et jeux de société le pratiquent depuis longtemps, et personne ne peut sérieusement en revendiquer l'invention. Nous non plus, d'ailleurs.

Sa forme la plus connue aujourd'hui, seize indices à répartir en quatre groupes de quatre avec des pièges, existait déjà à la télévision britannique : depuis 2008, le jeu télévisé Only Connect de la BBC propose un « mur de connexions », où certains indices sont prévus pour sembler aller dans deux groupes.

Le New York Times a lancé Connections en version bêta le 12 juin 2023, avec des grilles écrites par Wyna Liu. Seize mots, quatre familles, quatre erreurs permises, et des couleurs selon la difficulté. Le lendemain du lancement, la présentatrice d'Only Connect, Victoria Coren Mitchell, faisait remarquer la ressemblance avec son émission. Le jeu est devenu l'un des plus joués du journal, et il n'existe qu'en anglais.

Clan garde le principe et change la mécanique : on ne sélectionne pas quatre mots pour proposer une réponse, on range le plateau ligne par ligne, sans limite d'erreurs, et les familles s'emboîtent. Clan n'a aucun lien avec le New York Times. Le nom vient des suricates, dont on appelle parfois un groupe un clan, et qui se tiennent debout en rang comme quatre tuiles réunies.

Dans ce jeu

Le geste

Touche deux mots pour les échanger, ou glisse l'un sur l'autre. Les mots d'une ligne fermée ne bougent plus : les toucher fait juste trembler la ligne, et le suricate te regarde avec un air surpris qui en dit long.

L'indice éclaire deux mots

L'indice n'écrit jamais le nom d'une famille. Il prend la famille la plus avancée et éclaire deux de ses mots : un qui est déjà sur sa ligne, un qui traîne ailleurs. À toi de trouver les deux autres. Il se gagne en regardant une courte vidéo : une publicité dans l'app, et sur le site une présentation de notre app Pause, qu'on peut passer au bout de trois secondes.

Les étoiles

Trois étoiles sans indice, deux avec un indice, une au-delà. Le nombre d'échanges ne compte pas : tâtonner fait partie du jeu. Le classement additionne tes étoiles de toutes les langues.

Six langues, six jeux de mots

Les mots suivent la langue choisie dans les Réglages, et chaque langue a sa propre progression. Les familles ne sont pas traduites mais écrites pour chaque langue : un mot caché, un homophone ou une expression ne survivent pas à la traduction. Si tu parles deux langues, tu as deux cents niveaux.

Le suricate

Il sourit quand une famille se ferme, applaudit un repli, montre les mots de l'indice, et s'endort si tu réfléchis plus de vingt-cinq secondes. Ce n'est pas un jugement. C'est un suricate.

Questions fréquentes

Quelles sont les règles d'un jeu de familles de mots ?

Seize mots sont mélangés et forment quatre familles de quatre. Il faut retrouver chaque famille. Certains mots semblent aller dans deux familles : ce sont les pièges du jeu. Dans Connections, la version du New York Times, on a droit à quatre erreurs.

Peut-on jouer à Connections en français ?

Le Connections du New York Times n'existe qu'en anglais. Clan reprend le principe en français, et aussi en espagnol, en allemand, en italien et en portugais, avec cent niveaux par langue, gratuitement et sans compte.

Quelle différence entre Clan et Connections ?

Dans Clan, on range les mots en les échangeant, une ligne se ferme dès qu'elle réunit une famille, et il n'y a pas de limite d'erreurs. Surtout, certaines familles se replient en une seule tuile qui entre dans une famille plus grande, ce qui permet des niveaux de quatorze familles sur sept lignes.

Qu'est-ce qu'une famille repliée ?

Une famille qui fait partie d'une autre. Quand ses quatre mots sont réunis, ils deviennent une seule tuile portant son nom, par exemple « Agrumes », et cette tuile doit ensuite rejoindre sa famille, ici les fruits.

Comment repérer une famille à règle cachée ?

Quand quatre mots n'ont aucun rapport de sens mais que l'un d'eux semble aller dans deux familles, cherche ce qu'ils ont en commun dans leur forme : un animal caché dans le mot, une prononciation identique, une expression à compléter, un mot qui se lit dans les deux sens. Il y en a au plus une par niveau, jamais avant le niveau 10.

Le nombre d'échanges change-t-il les étoiles ?

Non. Les étoiles ne dépendent que des indices : trois sans indice, deux avec un, une au-delà. On peut échanger autant de mots qu'on veut pour réfléchir.

Jouer à Clan

Quatre mots, une famille. Gratuit, sans compte, et ça marche hors ligne.

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